Compagnie In-Sense - "Opéra près de chez vous" - Un conte du chat perché



















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Un conte du chat perché

Les boîtes de peinture

Opéra jeune public d'Isabelle Aboulker sur un texte de Marcel Aymé

Distribution

Marie Blanc - Mezzo-contralto

 

Philippe Scagni - Baryton

 

Camille Desmoures / Thomas Février - Piano

 

Sébastien Davis - Mise en scène

 

Perrine Leclère-Bailly - Scénographie et costumes

 

Julien Ménard - Création lumières

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Synopsis

Suite à l’adaptation d’Antoinette la poule Savante, qui réunissait les Cinq contes musicaux d’Isabelle Aboulker et au succès formidable qui s’en est suivi, la Compagnie In-Sense a choisi de produire une nouvelle création avec la même équipe, et de demander à Isabelle Aboulker d’écrire sur mesure sur un des Contes du chat perché de Marcel Aymé pour mezzo-contralto et baryton.


Les Contes du chat perché ont bercé notre enfance. Chaque conte porte un enseignement spécifique, mais la nouvelle Les boites de peinture nous a particulièrement interpellé car elle ................

parle de l’art, de sa pratique, de la perception qu’en a chacun de nous. Cet univers miniature dans lequel Marcel Aymé analyse nos travers et nos limites, mais surtout notre innocence et notre humanité à travers les aventures de Delphine et de Marinette nous a plu immédiatement et nous avons voulu le faire vivre sur scène à travers la musique et le chant.


Par un heureux hasard Isabelle Aboulker y songeait depuis longtemps, et s’est montrée très enthousiaste à l’idée de ce projet. Elle a écrit et composé donc, sur ce texte pour deux voix (mezzo-contralto et baryton) et piano, en isolant des thèmes musicaux selon les émotions qui se dégagent au fil de la narration.


Les enfants, en plus d’être sensibilisés aux voix lyriques, à la musique magnifique d’Isabelle Aboulker et au texte de Marcel Aymé, sont transportés dans un voyage à travers des oeuvres d’art qui les portent vers une réflexion autour de l’image de soi, et plus précisément : comment chacun voit sa propre réalité et comment cela fait ressurgir les émotions telles que l’orgueil, la jalousie, la fierté, la vanité, la joie, le rire. Nous avons trouvé extraordinaire chez Marcel Aymé cette capacité à traiter les grands thèmes qui questionnent l’être humain à travers toute sa vie, grâce à cette écriture simple, enfantine, décalée, et surtout infiniment drôle et poétique…


Philippe Scagni & Marie Blanc

Note d'intention de la compositrice

Rares sont les écrivains qui à l’instar de Marcel Aymé avec Les contes du chat perché, mettent leur talent au service de la littérature pour la jeunesse.

Delphine et Marinette, héroïnes de ces contes, ont été – dès la parution du livre en 1939 – adoptées par les jeunes lecteurs, lectrices, et séduisent toujours les enfants d’aujourd’hui.

Les boîtes de peinture, le conte que nous avons choisi appelait-il une adaptation musicale ?

Marcel Aymé aurait-il apprécié que soient posées des notes sur ses mots ?


Qu’il me soit permis de justifier cette mise en musique et en chanson en évoquant le raffinement de l’écriture qui mélange avec bonheur, réalisme et onirisme ; l’humour, la tendresse, une pointe de cruauté – présente dans tout l’oeuvre de l’auteur- me semble être proche de l’univers d’Eugène Ionesco dont j’ai adapté des textes à plusieurs reprises.


Avec Les boîtes de peinture, je retrouve la talentueuse équipe de notre spectacle Antoinette la poule savante : Marie Blanc et Philippe Scagni, formidables chanteurs comédiens ayant créé la compagnie In-Sense, et Sébastien Davis dont la mise en scène inventive, drôle et sensible m’avait séduite, tout autant que la scénographie de Perrine Leclère-Bailly.


Isabelle Aboulker

Dossier et revue de presse

Galerie de photos

TTT Télérama :


Malgré les instructions de leurs parents, Delphine et Marinette préfèrent s'amuser avec leur boîte de peinture neuve, plutôt que d'aller travailler aux champs. Mais catastrophe, les animaux pris comme modèles, une fois peints, se métamorphosent, comme des décalques des peintures. Le cheval est minuscule, l'âne n'a plus que deux pattes et les bœufs blancs n'existent plus que par leurs cornes… Sur le texte savoureux de Marcel Aymé, cet opéra pour enfants se déguste sans l'ombre d'une fausse note : une composition tout en finesse d'Isabelle Aboulker pour piano et deux voix lyriques (mezzo-contralto et baryton), une interprétation musicale et théâtrale minutieuse, une mise en scène qui sert le propos avec acuité, élégance et humour, jusqu'à la scénographie qui joue la carte de la simplicité dans l'illustration plastique. Une vision du monde poétique et drôle.


Françoise Sabatier-Morel

Forum opéra :


Depuis leur première parution en 1939, le succès des Contes du chat perché de Marcel Aymé ne se dément pas. Ce n’est pas la Comédie-Française qui dira le contraire, où l’on créera le mois prochain Le Cerf et le chien, après la reprise, la saison dernière, du spectacle Le Loup créé en 2009. Sur le même principe, la compagnie In- Sense a eu l’idée, dans le prolongement du succès d’Antoinette la poule savante, de commander à Isabelle Aboulker la mise en musique d’un autre de ces contes, en l’occurrence « Les Boîtes de peinture ». Sur un sujet délicieusement surréaliste (la métamorphose des animaux peints par Delphine et Marinette), la compositrice a conçu une partition qui passe souplement du chanté au parlé, le plus souvent en mélodrame, avec des mini-airs aptes à séduire un très jeune public : « à partir de 5 ans », suggère judicieusement l’affiche du spectacle donné au Ciné XIII Théâtre jusqu’à la fin de l’année. Le titre Un Conte du chat perché laisse même entendre que d’autres viendront peut-être, ce dont on aura tout lieu de se réjouir s’ils sont aussi bien servis par les protagonistes d’Antoinette la poule savante : la mezzo Marie Blanc, dont le chant sensible évoque parfois Les Parapluies de Cherbourg, et le baryton Philippe Scagni, aussi à l’aise dans le rôle du chien que de l’âne ou du bœuf. En effet, la prouesse n’est pas mince, pour deux chanteurs et un pianiste, que de narrer l’histoire de deux fillettes confrontées à toute une basse-cour…


Laurent Bury

La muse :


Opéra pour enfant à partir de 5 ans. Adaptation pleine de fantaisie et très réussie d'un conte de Marcel Aymé, les boîtes de peinture. Les histoires de Delphine et Marinette écrites dans les années 50 sont bien loin du quotidien des enfants d'aujourd'hui. C'est dire si les adapter en chant lyrique constitue un vrai défi...

La mise en scène, très vivante, le récit rigoureux, la mobilité des comédiens, une charmante pianiste qui s'investit comme une comédienne, sont autant d'atouts qui permettent de gagner haut la main ce pari.

Dans ce spectacle, on salue d’abord l'approche artistique, voulue par le sujet, les boîtes de peinture, qui propose une sélection judicieuse de représentations d'œuvres d'art, Picasso, Gainsborough, Durham, Degas... Ensuite, la partition musicale, associée aux belles voix de Marie Blanc et Philippe Scagni, apporte une réelle fantaisie à ce récit que les enfants écoutent de bout en bout.  C’est une belle initiation au chant lyrique.

La Provence :


Un matin de vacances, Delphine et Marinette s’installèrent dans le pré, derrière la ferme, avec leur boite de peinture... Ainsi commence le savoureux et délicieux conte de Marcel Aymé. Trois artistes, comédiens, chanteurs lyriques, mezzo et baryton, pianiste, narratrice, interprètent un opéra jeune public fidèle au texte et tout aussi savoureux et délicieux.

L’âne, les bœufs, le coq, le cheval de la ferme sont pris comme modèles puis métamorphosés conformément aux peintures de Delphine et de Marinette. Le canard, le cochon, le chien viennent au secours des deux fillettes amies pour leur éviter la punition des parents. Finalement et heureusement, les animaux métamorphosés après leur peinture reprennent leur forme et dimension initiale… Ouf, Delphine et Marinette ne seront pas punies.

Ce conte et opéra jeune public est un véritable diamant. L’univers onirique et fantastique de ce spectacle ne se relate pas : il est impératif d’aller le voir et l’entendre. Les enfants en sortent ravis, les parents et les grands- parents aussi.

Vaucluse Matin :


C’est un opéra pour enfants comme on rêverait d’en voir plus souvent ! Un spectacle enchanteur qui véhicule une grande palette d’émotions. Deux chanteurs lyriques, une pianiste aussi bonne musicienne qu’interprète servent avec ferveur ce conte du chat perché.

La Compagnie In-Sense enchante son public avec « Les boites de peinture », une nouvelle de Marcel Aymé adaptée en opéra pour enfants. Pour leurs 7 ans, Delphine et Marinette ont reçu de l’oncle Alfred des boites de peinture. Heureux cadeau aux conséquences inattendues.

Ce spectacle original séduit autant les grands que les petits. Le rythme est soutenu. Réalisme, onirisme, humour, tendresse et cruauté, joie, fierté, rares sont les spectacles pour enfants qui mettent autant en valeur les mots d’un auteur, Marcel Aymé. L’expérience des chanteurs lyriques fait vibrer le public. Avec peu d’accessoires, les personnages se démultiplient avec fluidité.

Au-delà de la qualité scénique de ce conte du chat perché, les portes de l’art lyrique s’ouvrent aux enfants, tout comme l’écriture poétique de Marcel Aymé.

Note d'intention du metteur en scène

Arlequin, par Pablo Picasso

Mon point de départ a été celui de la situation. A savoir QUI nous raconte cette histoire ? Dois-je traiter les figures de Delphine et de Marinette comme des personnages que l’on incarnera dans le spectacle ? De même pour leurs parents, et les animaux qui les entourent…


Assez rapidement une figure s’est imposée à moi. Tout le conte pourrait nous être raconté par l’entremise de l’Oncle Alfred. C’est lui qui offre les boîtes de peinture aux jeunes filles pour ensuite disparaître totalement du conte.


Toute cette mésaventure, fantastique et hautement improbable du point de vue de la vraisemblance, pourrait en réalité avoir lieu dans l’imagination de l’Oncle Alfred.


Le voilà donc, un dimanche après-midi d’été, en train de s’adonner à son passe-temps favori, la peinture. Et tout en peignant un arlequin, son esprit divague.


Il rêvasse. Lorsque soudain ses rêveries prennent le dessus sur la réalité. L’arlequin qu’il était en train de peindre sort du tableau, prend corps !


Arlequin et Oncle Alfred vont alors nous raconter comment la peinture peut être dangereuse si laissée entre des mains innocentes…


C’est une véritable initiation artistique qui nous est raconté. Les peintures de Delphine et Marinette ont le pouvoir de transformer la réalité.


Les premières toiles des jeunes filles sont innocentes, les nuances de couleurs et les notions de perspectives en sont absentes.


Mais bien que la réalité représentée y soit distordue, ces toiles sont fidèles à leurs intentions. Fidèles à la manière dont elles perçoivent le monde.


C’est alors que le monde se renverse et se recréé à leur image. L’âne n’a plus que deux pattes, le cheval est minuscule, les bœufs sont invisibles… Le monde des jeunes filles n’est pas fonctionnel. Quel terrible leçon !


Après ce péché originel, elles vont prendre conscience qu’il leur faut désormais apprendre à voir, à considérer les choses avec détails et profondeur. C’est la deuxième étape de leur initiation : l’apprentissage par l’imitation.


Mais malheureusement cette étape, bien qu’obligatoire, a son double-tranchant. En cherchant de reproduire « fidèlement » la réalité, la peinture s’assèche, devient creuse, terriblement plate bien que respectant couleurs et perspectives. Les animaux, au contact de ces nouvelles toiles, ne retrouvent pas leur aspect originel.


Une ultime étape, essentielle à la grande œuvre d’art, doit être franchie : le sentiment. Du bout de son pinceau, une des jeunes filles recueille une larme bovine et la fait tomber sur la toile. Cette goutte de sentiment vient redonner une âme à la création artistique.


Les enjeux artistiques d’un tel spectacle sont donc très intéressants. Il s’agit d’accompagner les enfants dans une véritable éducation artistique. Il ne suffit pas de voir pour regarder, il ne suffit pas d’écouter pour entendre…

Delphine et Marinette, par Thomas Gainsborough

Un âne de profil, par Frederic Edwin Church

L’opéra, en tant qu’art total, est la forme idéale pour entreprendre cette initiation ludique.


Du point de vue plastique, tout démarre d’un des arlequins de Picasso. Son costume bariolé est à l’image des boîtes de peinture offertes par l’Oncle Alfred : des couleurs vives et unies, qui seront utilisées sans nuances. Mais l’Arlequin de Picasso est aussi un personnage poétique. Il n’est pas tant issu de la Commedia dell’arte que des Enfants du Paradis.


Au fil du spectacle, des toiles, des statuettes, des accessoires seront présentés aux enfants comme autant d’illustrations du conte qui leur est présenté. Autant d’occasions de permettre une approche non muséale de ces œuvres d’arts.


Pour un tel spectacle et une telle entreprise, j’avais absolument besoin de m’adjoindre le talent de Perrine Leclère-Bailly, scénographe avec qui j’ai déjà collaboré à plusieurs reprises. Son talent et son ingéniosité va nous permettre de mettre en lumière ces œuvres plastiques dans un contexte ludique sans pour autant dénaturer leur art.


Enfin et surtout, la musique d’Isabelle Aboulker, son talent pour mettre des mélodies sur les mots des grands auteurs est sans doute le composant essentiel pour permettre aux enfants de toucher pour un instant au sens profond du mot : « Beauté ».


Sébastien Davis

Un tout petit cheval, par Edgar Degas

Un boeuf blanc, par Thomas Durham

Action culturelle autour du spectacle

Nous avons pu à l’occasion du précédent spectacle pour enfants de la Compagnie développer nos interventions pédagogiques et proposer à notre réseau d’écoles et de centres de loisirs des ateliers d’initiation à l’opéra au cours desquels nous présentons de manière interactive aux enfants l’histoire de l’opéra, les compositeurs importants, les différents types de voix, les métiers liés aux maisons d’opéra etc…


Autour de ce nouveau spectacle, nous pouvons proposer des ateliers avec deux directions distinctes et complémentaires : le monde de l’opéra d’un côté et celui de la peinture de l’autre. Tout le conte parle de la pratique de la peinture, de l’image de soi et de sa représentation. Le metteur en scène et la scénographe ont d’ailleurs axé leur recherche sur l’iconographie des grands noms de l’histoire de la peinture (Gainsborough, Picasso, Mondrian, Renoir, Degas, Durham etc…)


C’est l’occasion pour nous de présenter de manière ludique aux enfants des écoles deux facettes complémentaires de l’art : la peinture et le chant.


Nous avons trouvé particulièrement intéressant la façon dont Marcel Aymé parle des émotions et de l’image de soi dans ce conte : le complexe de l’âne et de ses grandes oreilles, l’orgueil démesuré du coq qui se pavane pour palier à sa petite taille, la difficulté du bœuf à verser une larme car il ne pleure jamais … Autant d’aspects émotionnels que chacun traverse et que nous avons envie de développer avec les enfants et leurs enseignants.

  

Représentations à venir

CINÉ 13 THÉÂTRE

1 avenue Junot, 75018 Paris


Réservations : 01 42 54 15 12


Métro Lamarck-Caulaincourt ou Abbesses


DU MERCREDI 4 OCTOBRE 2017

AU SAMEDI 6 JANVIER 2018


Tous les mercredis et samedis à 15h30 et tous les jours à 15h30

pendant les vacances de Toussaint et de Noël (sauf le dimanche)

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